29.5.08

Emphase

Je suis phénix, j’ai brulé mes ailes, incendié mes rêves, fais coulé ma sève, muselé ma verve, sans jamais avoir connu de trêve! Je suis mort ! Calciné, réduit en cendres, embaumé, pour la forme, mis en bière pour la norme…mais jamais inhumé !
Tu es venue un soir de printemps, l’hiver venait de rendre sa parure à son hôte. Moi, je continuais à m’observer, amorphe comme une pitance dévorée par le temps ! Ah…ce prédateur !
Tu t’es baissée et de ta main frêle, tu as touché mes cendres, encore souillées par ce feu qui croyait m’éteindre à jamais !
La chaleur de ton corps à suffit à raviver chez un phénix, ce qui ne meurt jamais… Sa conscience !
Les battements de ton cœur, le souffle de ton âme et l’énergie que tu clames. Tes soupirs et tes complaintes, ton sourire et tes craintes. Ton regard apaisant et ton discours engageant. Tes colères sans mesure et ton aplomb sur mesure….
Que de re…sources, à faire renaître un phénix de ses cendres ! Je ne sais plus à quel sein me vouer, je croîs, et me vois déjà les ailes repousser. Pourvu que tu prennes la tangente, car vouloir me lisser comme une courbe, je me braque !


Rafie… Reviendu de loin !